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CMF Speaker M, premières impressions : l'enceinte brique de lait de Nothing

Nous avons testé la CMF Speaker M pendant quelques jours : la première enceinte Bluetooth de Nothing coûte 99 euros, ressemble à une brique de lait et sonne mieux que prévu. Design, molette, fiche technique et ce qu'il reste à vérifier.

Par Matteo Baitelli 19 octobre 2026 9 min de lecture ● Testé pendant 5 jours Lire en italien →
CMF Speaker M orange vue de face, avec ses deux grilles circulaires, le bouton d'alimentation et la molette noire

La CMF Speaker M est l'une des deux enceintes portables avec lesquelles CMF by Nothing fait ses débuts dans l'audio. Sortie le 12 octobre 2026 en même temps que la plus petite Speaker S, elle coûte 99 euros en Italie. Nous l'utilisons depuis quelques jours et, en attendant le test complet, voici ce qui nous a marqués et ce que nous voulons encore vérifier.

Ceux qui suivent Nothing le savent : CMF est la gamme économique de l'entreprise de Carl Pei, avec des téléphones, des écouteurs et des montres à petit prix et au look reconnaissable. Après les lunettes IA et les téléphones, c'est au tour des enceintes. Deux modèles, une même famille : la Speaker S à 59 euros, de poche et dotée d'un crochet pour mousqueton, et la Speaker M à 99 euros, pensée plutôt pour la maison, le bureau ou le jardin.

Prix et disponibilité : 99 euros sur la boutique Nothing et chez certains revendeurs. Quatre coloris : orange, blanc, gris foncé et turquoise. La nôtre est orange.

Un design qui ne passe pas inaperçu

La première chose qui saute aux yeux, c'est la forme. La Speaker M rappelle une brique de lait : corps de section rectangulaire, épaules inclinées et poignée intégrée sur le dessus, avec un trou pour glisser la main. L'effet est voulu et il fonctionne : posée sur une étagère, elle ressemble plus à un objet de design qu'à une enceinte Bluetooth.

Sur la version orange, la façade et la poignée sont assorties, tandis que les flancs et l'arrière sont d'un noir mat. Le contraste est net et, en vrai, bien plus beau qu'en photo. Elle mesure 220 × 85 × 54 mm pour 602 grammes : ce n'est pas une enceinte de poche, mais avec la poignée, on la déplace d'une pièce à l'autre sans y penser.

CMF Speaker M orange vue de face, avec deux grilles circulaires en tissu, le bouton d'alimentation et la molette noire en croix
La façade : deux grilles circulaires, bouton d'alimentation et molette en croix.
Flanc noir de la CMF Speaker M avec le logo NFC et le contour orange de la poignée
Le flanc noir avec le symbole NFC : il suffit d'approcher le téléphone pour l'appairer.

Sur la façade se trouvent les deux grilles circulaires en tissu, l'une pour le haut-parleur de graves et l'autre pour le tweeter, avec le petit logo CMF dans le coin. Dessus, sur l'épaule inclinée, on trouve le bouton d'alimentation et la molette en croix pour le volume, qui est la partie que nous avons préférée. Elle tourne avec la bonne résistance, donne au produit une touche originale et fait bien plus que régler le volume : elle gère aussi la lecture, le changement de morceau et l'Ultra Bass, et l'action de l'appui long peut être modifiée depuis l'application Nothing X.

À l'arrière, en bas, on trouve les deux boutons ronds pour l'appairage Bluetooth et l'Auracast, la LED d'état et le port USB-C pour la recharge. En haut, près de la poignée, une petite tirette marquée d'un cadenas verrouille la façade interchangeable.

Arrière noir de la CMF Speaker M avec les boutons Auracast et Bluetooth, la LED et le port USB-C en bas, la tirette de déverrouillage en haut
L'arrière : boutons Auracast et Bluetooth, LED et USB-C. En haut, la tirette qui déverrouille la façade.
Emballage de la CMF Speaker M avec l'enceinte orange imprimée sur le devant et l'inscription Speaker M
La boîte. À l'intérieur, seulement l'enceinte et le guide de démarrage rapide.

Les façades et les molettes se remplacent, et CMF a annoncé qu'elle publierait les fichiers de conception pour les imprimer en 3D : ceux qui ont une imprimante pourront ainsi dessiner les leurs. Au moment où nous écrivons, les fichiers ne sont pas encore en ligne : c'est l'un des points que nous vérifierons pour le test complet.

Une remarque sur l'emballage : à l'intérieur, il y a l'enceinte et le guide de démarrage rapide, rien d'autre. Il faudra aller chercher un câble USB-C au fond d'un tiroir. Pour une enceinte à 99 euros, on aurait pu faire l'effort.

Fiche technique

Dimensions et poids220 × 85 × 54 mm, 602 g
Haut-parleursHaut-parleur de graves de 70 mm (25 W) et tweeter de 16 mm (10 W), enceinte close à deux voies
Puissance35 W RMS
Réponse en fréquence60 Hz – 20 kHz
Bluetooth6.0, codecs SBC, AAC et LC3 (LC3 uniquement pour l'Auracast) ; portée annoncée de plus de 100 m en champ libre
AppairageNFC, Google Fast Pair, Microsoft Swift Pair ; connexion à deux appareils simultanément
Entrée filaireAudio numérique via USB-C, latence inférieure à 60 ms
ModesMode Stéréo (deux Speaker M), Party Mode via Auracast, Ultra Bass, Wide Soundstage, Night Mode, égaliseur personnalisé
Batterie4 900 mAh ; jusqu'à 18 heures à 50 % du volume avec l'Ultra Bass activé
RechargeUSB-C 5 V / 3 A, environ 3 heures pour une charge complète ; 10 minutes donnent environ une heure d'écoute
RésistanceIP68 (1,5 m pendant 30 minutes en eau douce), test de chute de 76 cm
ApplicationNothing X (Android et iOS)
Dans la boîteEnceinte et guide de démarrage rapide, pas de câble
ColorisOrange, blanc, gris foncé, turquoise
Prix99 €

Ce que ça donne à l'écoute

Le son nous plaît et nous a surpris. Pour une enceinte de cette gamme de prix, le résultat est nettement au-dessus des attentes : à l'intérieur, un haut-parleur de graves de 70 mm et un tweeter de 16 mm dans une enceinte close, pour 35 watts au total, et on sent que les deux voies sont bien séparées. Les voix restent nettes même quand la musique se fait dense, les podcasts s'écoutent bien d'une pièce à l'autre et il y a du volume de reste pour une cuisine ou une terrasse.

L'Ultra Bass fait son travail sans transformer le tout en bouillie, et avec les morceaux plus légers, mieux vaut le laisser activé. L'Adaptive Tuning, qui d'après CMF analyse la lecture et corrige l'égalisation en temps réel sans passer par l'application, travaille discrètement : nous n'avons remarqué aucun changement brusque, et c'est plutôt bon signe.

Quelques tests étrangers parus ces derniers jours trouvent les basses un peu timides et signalent de la distorsion au-delà de 60 % du volume. Lors de nos premières écoutes, à des volumes domestiques, nous n'avons pas eu cette impression, mais nous ne voulons pas tirer de conclusions après quelques jours seulement : les essais d'écoute approfondis, avec différents genres musicaux et à fort volume, viendront avec le test complet.

Connectivité : ce qu'il y a et ce qui manque

Le Bluetooth 6.0 est l'une des nouveautés les plus intéressantes de la fiche technique, moins pour la portée, annoncée à plus de 100 mètres en champ libre, que pour l'Auracast. Avec le bouton dédié à l'arrière, la Speaker M passe en Party Mode et joue en synchronisation avec d'autres enceintes compatibles, même de marques différentes. Les premiers essais parlent de groupes allant jusqu'à une dizaine d'enceintes. Le mode Stéréo, avec canaux gauche et droit séparés, ne fonctionne en revanche qu'avec deux Speaker M : une M et une S ne peuvent pas être associées.

L'appairage est rapide : NFC sur le flanc, Google Fast Pair sous Android et Swift Pair sous Windows. L'enceinte reste connectée à deux sources à la fois et passe de l'une à l'autre sans devoir refaire l'appairage, ce qui est pratique quand on alterne entre téléphone et ordinateur portable. Il y a aussi l'entrée audio via USB-C : reliée à l'ordinateur par un câble, la Speaker M devient une enceinte filaire avec une latence inférieure à 60 ms, utile pour les films et les jeux. Si on la laisse branchée sur le secteur, elle se met en veille toute seule et se réveille quand l'appareil appairé se reconnecte.

En revanche, il n'y a pas de prise jack 3,5 mm, que certains regretteront sur une enceinte de salon, et les codecs s'arrêtent à SBC et AAC : ni LDAC ni aptX.

L'application Nothing X

L'application est la même que pour les écouteurs Nothing et CMF. Pour la Speaker M, elle propose quatre égalisations prédéfinies (Balanced, More Bass, More Treble et Voice), un égaliseur personnalisé, le Night Mode, qui réduit les pics pour l'écoute en soirée, et le choix de l'action associée à l'appui long sur la molette. Rien d'indispensable : l'enceinte fonctionne très bien même sans l'installer, et c'est un point en sa faveur.

Batterie

La batterie de 4 900 mAh tient bien, mais avant de rendre un verdict définitif, nous voulons lui faire subir quelques cycles complets de décharge et de recharge, afin de mesurer l'autonomie réelle par rapport aux 18 heures annoncées. La donnée officielle est mesurée à 50 % du volume avec l'Ultra Bass activé et le codec AAC, donc dans des conditions assez réalistes. La charge complète prend environ 3 heures avec un chargeur de 5 V et 3 A, et dix minutes sur le secteur suffisent pour une heure de musique.

Les alternatives

ProduitPrix cataloguePuissanceRésistance
CMF Speaker M99 €35 WIP68
CMF Speaker S59 €10 WIP68
JBL Flip 7environ 150 €35 WIP68
Sony ULT Field 1environ 130 €n.c.IP67
Marshall Willen IIenviron 120 €10 WIP67

La vraie concurrente, c'est la JBL Flip 7, qui coûte une cinquantaine d'euros de plus mais est une enceinte d'extérieur, avec du caoutchouc là où il faut. La Speaker M joue dans une autre catégorie : c'est un objet à garder en évidence, à accrocher à son sac à dos par la poignée et à personnaliser. Pour les casques et écouteurs, consultez en revanche notre guide des meilleurs écouteurs sans fil.

Questions fréquentes

Combien coûte la CMF Speaker M et où l'acheter ?

Elle coûte 99 euros en Italie. Elle est en vente depuis le 12 octobre 2026 sur la boutique en ligne de Nothing et chez certains revendeurs, en quatre coloris : orange, blanc, gris foncé et turquoise.

Quelle différence entre la Speaker S et la Speaker M ?

La S coûte 59 euros, dispose d'un seul haut-parleur de 45 mm avec deux radiateurs passifs, de 10 W et d'un crochet pour mousqueton. La M coûte 99 euros, a un haut-parleur de graves et un tweeter séparés pour 35 W, une batterie presque deux fois plus grosse et une poignée intégrée. L'autonomie annoncée, l'étanchéité et la connectivité sont les mêmes.

Peut-on associer deux enceintes pour obtenir de la stéréo ?

Oui, mais il doit s'agir de deux Speaker M (ou de deux Speaker S). Pour associer des modèles différents, ou des enceintes compatibles d'autres marques, on utilise le Party Mode basé sur l'Auracast, qui ne sépare toutefois pas les canaux gauche et droit.

La CMF Speaker M est-elle étanche ?

Elle est certifiée IP68 : elle résiste à la poussière et à une immersion jusqu'à 1,5 mètre pendant 30 minutes en eau douce. Attention toutefois à la coque en plastique rigide sans pare-chocs : la pluie n'est pas un problème, les chutes sur des cailloux, si.

Y a-t-il un câble dans la boîte ?

Non. Dans la boîte, il n'y a que l'enceinte et le guide de démarrage rapide. Il faut un câble USB-C et un chargeur d'au moins 5 V et 3 A pour profiter de la charge rapide.

Peut-on vraiment imprimer les façades en 3D ?

La façade et la molette se décrochent et se remplacent. CMF a promis de publier les fichiers de conception dans des formats standard pour l'impression 3D, mais ils n'étaient pas encore disponibles au moment du test.

En attendant le test complet

Après ces premiers jours, la CMF Speaker M nous a convaincus par son design, sa praticité et la qualité de son son au regard du prix. Ce n'est pas l'enceinte qu'on jette dans le sac à dos pour une randonnée, et le câble absent de la boîte reste une petite fausse note, mais pour 99 euros, il est difficile de trouver quelque chose avec autant de personnalité.

Dans les prochains jours, nous la mettrons à rude épreuve : autonomie réelle sur quelques cycles complets, rendu à fort volume avec différents genres, stabilité de la connexion et Party Mode avec d'autres enceintes Auracast. La note arrivera avec le test complet. Restez à l'écoute sur SpazioiTech.

Pour qui : ceux qui veulent une enceinte de salon ou de bureau qui se remarque, ceux qui apprécient les commandes physiques et ceux qui veulent essayer le Bluetooth 6.0 avec Auracast sans trop dépenser. Pour qui ce n'est pas fait : ceux qui cherchent une enceinte de plage ou de montagne à malmener, ceux qui veulent une prise jack 3,5 mm et ceux qui exigent des codecs haute résolution.

Où l’acheter

CMF Speaker M, premières impressions

Pour aller plus loin

Traduit de l’original italien. Lire en italien

AuteurMatteo Baitelli