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Australie : la justice oblige Apple à ouvrir l'iPhone aux boutiques alternatives et au sideloading

La Cour fédérale australienne impose à Apple les boutiques tierces, les téléchargements directs et les paiements alternatifs dès le 1er mars 2027. Fortnite peut revenir tout de suite. Apple fera appel.

Par Daniele Messi 22 octobre 2026 3 min de lecture Lire en italien →
Australie : la justice oblige Apple à ouvrir l'iPhone aux boutiques alternatives et au sideloading

Un juge fédéral australien a ordonné à Apple d’ouvrir l’iPhone aux boutiques d’applications alternatives, aux téléchargements directs depuis des sites web et aux systèmes de paiement tiers. L’obligation entre en vigueur le 1er mars 2027 et ne concerne que les utilisateurs disposant d’un compte Apple australien. Fortnite et les autres applications d’Epic Games, en revanche, doivent pouvoir revenir immédiatement sur l’App Store local, dès qu’Epic en fait la demande par écrit.

Apple a déjà annoncé qu’elle demanderait la suspension de la décision et ferait appel.

Ce qui doit changer

La décision est celle du juge Jonathan Beach et clôt la phase des mesures correctives dans le procès d’Epic Games contre Apple. En 2025, le même tribunal avait jugé qu’Apple avait abusé de sa puissance sur le marché de la distribution des applications iOS et des paiements intégrés aux applications. Voici maintenant les obligations concrètes :

  • Boutiques alternatives et sideloading : Apple doit lever les restrictions qui empêchent de distribuer des applications hors de l’App Store, que ce soit via des places de marché concurrentes ou directement depuis les sites des développeurs.
  • Outils pour les développeurs : l’accès aux outils nécessaires doit se faire à des conditions pour l’essentiel équivalentes à celles des éditeurs qui publient sur l’App Store.
  • Paiements alternatifs : les développeurs pourront utiliser des systèmes de paiement externes, y compris dans les applications distribuées via l’App Store, et ajouter des liens vers des sites d’achat externes.
  • Commissions : Apple ne pourra pas prélever de commission sur les transactions effectuées avec des applications distribuées hors de sa boutique.

Apple peut demander à repousser l’échéance : entre le 1er et le 15 février 2027, elle pourra déposer une demande motivée, et le tribunal pourrait reporter la date au 3 mai 2027. Ce report n’a rien d’automatique.

Ce qu’Apple parvient à conserver

Le tableau n’est pas entièrement favorable à Epic. Le juge a rejeté la demande d’étendre les obligations au niveau mondial : elles ne valent que pour l’App Store australien et pour les comptes enregistrés dans le pays. Apple peut en outre maintenir des contrôles de sécurité et de notarisation sur les applications distribuées ailleurs, mais seulement s’ils sont nécessaires et proportionnés, et ils ne peuvent pas servir à entraver les distributeurs concurrents.

Le tribunal n’a pas non plus imposé à Apple d’héberger les boutiques rivales dans son propre App Store. Enfin, il a rejeté la demande de limiter à cinq ans la durée des mesures : elles ne pourront être modifiées ou levées que si les circonstances changent. Apple devra également payer 85 % des frais de justice engagés par Epic dans la procédure principale.

Fortnite revient, mais pas la boutique (pour l’instant)

La seule partie à effet immédiat concerne Epic. Apple doit faire le nécessaire pour réadmettre Fortnite et les autres applications éligibles de l’entreprise, retirées en août 2020 après l’introduction d’un système de paiement direct. Epic a déclaré que le jeu reviendrait prochainement sur l’App Store australien ; pour l’Epic Games Store, le PDG Tim Sweeney n’a pas donné de date.

Et en Italie ?

Pour ceux qui utilisent l’iPhone en Italie, rien ne change aujourd’hui. La décision n’a aucun effet en dehors de l’Australie. Les utilisateurs de l’Union européenne, eux, disposent déjà de boutiques alternatives et de paiements externes grâce au Digital Markets Act, qu’Apple doit appliquer depuis longtemps.

Ce que nous en pensons

Ce jugement est intéressant surtout pour deux détails : l’interdiction des commissions sur les transactions hors de l’App Store et l’absence de date d’expiration des mesures. Le tribunal limite explicitement les conditions et les coûts susceptibles de décourager la concurrence, ce qui réduit la marge de manœuvre d’Apple. C’est aussi un précédent pour les autres pays où des procès similaires sont en cours.

Beaucoup d’incertitudes demeurent toutefois. L’appel et la demande de suspension peuvent tout retarder, et le 1er mars 2027 est encore loin. Il faudra aussi voir comment Apple appliquera les contrôles de sécurité autorisés : s’ils restent légers, les boutiques alternatives auront une vraie chance ; s’ils deviennent un obstacle, le contentieux ne sera que reporté.

Pour l’utilisateur australien, l’avantage le plus concret sera de pouvoir choisir où acheter ses applications, et peut-être de payer moins. Pour Apple, c’est un nouveau marché où le modèle fondé sur les commissions sur les paiements intégrés aux applications est remis en cause.

Sources vérifiées

Article de la rédaction de SpazioiTech, rédigé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle à partir de faits vérifiés auprès d’au moins deux médias indépendants, et contrôlé avant publication. Une erreur ? Écrivez-nous.

Traduit de l’original italien. Lire en italien

AuteurDaniele Messi