Les bracelets connectés sans écran sont la tendance du moment dans le monde des wearables, et Garmin a décidé de dire son mot avec le Cirqa. Pas d'écran, pas de notifications : juste des capteurs, une vibration et l'application Garmin Connect pour faire les comptes.
Je l'ai porté pendant un mois pile, 24 heures sur 24, et depuis le 26 septembre en parallèle avec la Huawei Watch D3 à l'autre poignet. Le tableau de ce qui fonctionne et de ce qui mériterait d'être revu est assez clair.
Prix : 199,99 € en Italie sur le site de Garmin et sur Amazon, 189.90 CHF en Suisse. Deux tailles (S-M et L-XL) et quatre coloris.
En bref : qu'est-ce que le Garmin Cirqa ?
C'est un module en plastique renforcé de 27 × 47 × 9 mm qui se glisse dans un bracelet en tissu à fermeture auto-agrippante. À l'intérieur se trouvent le capteur optique de fréquence cardiaque, l'oxymètre, le capteur de température cutanée et l'accéléromètre. À l'extérieur, un seul bouton, une LED de couleur et un moteur de vibration. Tout le reste, c'est le smartphone qui s'en charge.
C'est la réponse de Garmin à Whoop, avec une différence qui compte : Whoop se paie par un abonnement obligatoire, tandis que le Cirqa s'achète une fois pour toutes et que les principales métriques sont gratuites.
Fiche technique
| Module | 27 × 47 × 9 mm, 14,8 g (environ 21 g avec le bracelet) |
|---|---|
| Bracelet | Tissu à fermeture auto-agrippante, 24 mm, lavable en machine ; S-M pour des poignets de 12 à 20 cm, L-XL de 14,5 à 24 cm |
| Capteurs | Cardiofréquencemètre optique, SpO2, température cutanée, accéléromètre |
| Commandes | Un bouton physique, LED d'état multicolore, vibration |
| Écran | Aucun |
| GPS | Non, il utilise celui du smartphone |
| Connectivité | Bluetooth et ANT+ (peut transmettre la fréquence cardiaque à un compteur de vélo) |
| Étanchéité | 5 ATM, adapté à la natation |
| Autonomie | jusqu'à 10 jours annoncés, environ 5 dans mon usage |
| Recharge | Câble propriétaire Garmin, environ une heure |
| Abonnement | Non requis (Connect+ facultatif pour le coaching et des fonctions supplémentaires) |
| Compatibilité | Android et iPhone avec Garmin Connect |
| Prix | 199,99 € / 189.90 CHF |
Design et ergonomie : joli, mais avec un bémol
Esthétiquement, le Cirqa fait bonne figure. Le tissu enveloppe tout le module, si bien qu'au poignet on dirait un simple bracelet de sport qui masque presque entièrement sa nature technologique. Avec une chemise, ou à côté d'autres bracelets, il passe inaperçu.


L'ergonomie a toutefois un revers de taille : le capteur optique est franchement trop saillant. Il devient parfois presque gênant sur le bras, et chaque fois que j'enlève le Cirqa, il reste une belle marque profonde sur la peau, qui met un moment à s'estomper. Le module est aussi long (47 mm) et, sur un poignet fin, il a tendance à mal épouser la courbe : pour ceux qui ont ce problème, Garmin vend séparément un brassard.


Sur le côté se trouve l'unique bouton : une pression lance ou arrête l'activité favorite, et sert aussi à répéter ou à couper le réveil. La LED à côté change de couleur pour indiquer ce qui se passe (verte pendant l'enregistrement, rouge en fin d'activité, violette lors de l'appairage).
Le bracelet se salit, mais il passe en machine
Le tissu clair se salit forcément facilement. Après un mois, le mien porte déjà quelques auréoles. La bonne nouvelle, c'est qu'il se lave en machine, comme l'explique aussi le manuel de Garmin : on retire le module (qui ne doit surtout pas être mouillé de cette façon), on referme la bande auto-agrippante, on met le bracelet dans un filet de lavage et on lave en cycle délicat à 40 °C maximum, sans adoucissant ni javel. Ensuite, on le laisse sécher à l'air libre.


Capteurs et précision : le vrai point fort
Côté capteurs, le Cirqa n'a rien à envier aux appareils plus encombrants. Dans mon usage, sa précision est à la hauteur des coûteuses montres de sport Garmin haut de gamme : fréquence cardiaque, stress, VFC, température cutanée et sommeil sont mesurés de façon excellente. Pour qui cherche des données fiables sur sa santé, c'est un outil très solide.


Le sommeil est le domaine où un appareil sans écran a le plus de sens : rien ne s'allume la nuit et le module léger ne gêne pas. Chaque matin, Garmin Connect restitue un score avec les phases, la fréquence cardiaque nocturne, la saturation, la respiration et la variation de la température cutanée. La semaine dernière, ma moyenne a été de 7 heures 20 minutes avec un score de 81 ; la dernière nuit, plus courte, s'est arrêtée à 71 et l'application a signalé une phase de sommeil paradoxal trop brève.


La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) a besoin de quelques jours pour établir sa base : pendant les quatre premiers jours, l'application n'affiche aucun statut, puis le graphique démarre. Sur mon mois, la moyenne sur sept jours est restée entre 44 et 48 millisecondes, avec seulement deux jours « déséquilibrés » à la mi-septembre. Le stress, en moyenne de 33 sur 100 sur les quatre semaines, suit fidèlement les journées : bas la nuit, élevé lors des matinées chargées.
Détection automatique des activités
Sans écran, la plupart des entraînements sont détectés automatiquement. Au début, le système a un peu de mal, surtout avec les sports moins conventionnels, et il lui arrive de proposer le mauvais type d'entraînement. Mais il apprend de vos habitudes : la classique promenade après le déjeuner est désormais toujours détectée automatiquement et correctement enregistrée. Pour les entraînements importants, mieux vaut tout de même appuyer sur le bouton au départ, pour ne pas perdre une seule minute.
Il n'y a pas de GPS : le tracé des marches et des courses vient du smartphone, qu'il faut donc emporter avec soi. En revanche, le Cirqa est étanche jusqu'à 5 ATM et peut s'utiliser à la piscine, ce qui n'est pas possible avec la Huawei Watch D3.
Réveil silencieux et fonctions intelligentes
Sans écran, les vibrations sont la seule façon dont le Cirqa s'exprime. Le moteur est excellent, mais il se limite aux informations système : réveil, objectifs atteints, rappels de bouger, batterie. Aucune notification d'application n'arrive, pas même une vibration pour un message ou un e-mail. Dans un tracker conçu pour décrocher des écrans, c'est un choix cohérent, mais il faut le savoir.
La véritable pépite, c'est le réveil. Il vibre au poignet, il est silencieux et extrêmement efficace, et en mode intelligent il choisit le meilleur moment dans les 30 minutes qui précèdent l'heure réglée. Si vous avez de jeunes enfants à la maison et devez vous lever tôt, cette vibration vous réveille en douceur, sans risquer de faire ouvrir les yeux à quiconque dans la pièce. Pour moi, ça a été une vraie bouée de sauvetage.
Les fonctions « premium » sont gratuites
C'est là que le Cirqa se distingue vraiment. Contrairement à certains concurrents directs qui réclament un abonnement mensuel pour l'analyse avancée des données, Garmin Connect met tout à disposition gratuitement : Body Battery (les réserves d'énergie calculées à partir du sommeil et du stress), Sleep Coach (combien vous devriez dormir cette nuit), statut VFC, temps de récupération, charge d'entraînement et âge de forme. L'abonnement Connect+ (8,99 € par mois) est facultatif et ajoute surtout du coaching, des entraînements guidés et l'assistant à intelligence artificielle.
Autonomie : les promesses et la réalité
Garmin annonce jusqu'à 10 jours, mais dans mon usage quotidien la batterie tient environ 5 jours, pas plus, avec le suivi continu et la saturation activée la nuit. C'est tout de même un bon résultat pour un appareil aussi petit, mais mieux vaut le savoir si l'on espère oublier le chargeur pendant près de deux semaines. La recharge, avec le câble propriétaire, prend environ une heure.


Les alternatives
| Produit | Prix | Abonnement |
|---|---|---|
| Garmin Cirqa | 199,99 € | Facultatif |
| Whoop 5.0 / MG | Inclus dans l'abonnement | Obligatoire, à partir d'environ 199 dollars par an |
| Polar Loop | environ 180 € | Aucun |
| Fitbit Air | environ 99 € | Facultatif |
Si vous êtes déjà dans l'univers Garmin, le Cirqa vous offre les mêmes métriques que votre montre, dans un format que l'on peut aussi porter la nuit. Si vous préférez un écran au poignet, vous trouverez des alternatives dans notre guide des meilleures montres connectées.
Questions fréquentes
Faut-il un abonnement pour utiliser le Garmin Cirqa ?
Non. Body Battery, sommeil, Sleep Coach, VFC, stress et temps de récupération sont gratuits dans Garmin Connect. L'abonnement Connect+ est facultatif et ajoute du coaching, des entraînements guidés et des fonctions d'intelligence artificielle.
Combien de temps la batterie tient-elle vraiment ?
Garmin annonce jusqu'à 10 jours. Dans mon usage, avec le suivi continu et le sommeil chaque nuit, j'arrive à environ 5 jours. La recharge complète prend environ une heure avec le câble propriétaire.
Le Garmin Cirqa a-t-il un GPS ?
Non. Pour enregistrer le parcours d'une course ou d'une marche, il utilise le GPS du smartphone, qu'il faut donc emporter avec soi.
Peut-on nager avec le Garmin Cirqa ?
Oui, il est étanche jusqu'à 5 ATM. On peut l'utiliser à la piscine et sous la douche.
Comment laver le bracelet ?
En machine, après avoir retiré le module : bande auto-agrippante fermée, filet de lavage, cycle délicat à 40 °C maximum, ni adoucissant ni javel, puis séchage à l'air libre.
Affiche-t-il les notifications du smartphone ?
Non. Il ne vibre que pour le réveil, les objectifs, les rappels et les alertes système. Messages, e-mails et appels restent sur le téléphone.
Quelle taille choisir ?
S-M pour des poignets de 12 à 20 cm, L-XL de 14,5 à 24 cm. Sur un poignet fin, le module long peut mal épouser la courbe : dans ce cas, mieux vaut envisager le brassard vendu séparément.
Garmin Cirqa ou Whoop ?
Les métriques se valent, et celles d'entraînement de Garmin sont même plus riches. La différence, c'est le coût : Whoop exige un abonnement annuel obligatoire, le Cirqa se paie une seule fois.
Verdict
À 199,99 euros, le Garmin Cirqa affiche un prix honnête et compétitif, surtout sans abonnement. C'est le bracelet connecté idéal pour qui veut surveiller en continu ses paramètres tout en décrochant des écrans : capteurs précis, sommeil et récupération analysés comme sur une Garmin haut de gamme, et un réveil silencieux qui vaut à lui seul beaucoup.
Les défauts sont concrets : le capteur dépasse trop et laisse sa marque, l'autonomie réelle est la moitié de celle annoncée, le tissu clair se salit, et il manque le GPS et les notifications.
L'utiliser avec la Huawei Watch D3 s'est révélé être une combinaison gagnante : je laisse la mesure de la tension à la Huawei, et le suivi continu, léger et presque invisible au Cirqa.
Pour qui : ceux qui veulent des données fiables sur le sommeil, la récupération et le stress sans un écran de plus à regarder, ceux qui sont déjà dans l'écosystème Garmin, ceux qui veulent un réveil qui ne dérange personne. Pour qui non : ceux qui veulent les notifications au poignet, ceux qui courent sans téléphone et ont besoin du GPS, ceux dont la peau est sensible à la pression du capteur.
Test du Garmin Cirqa
Traduit de l’original italien. Lire en italien



